Conseils de lecture

8,30
Conseillé par (Libraire)
10 avril 2021

Kinderzimmer

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l'Histoire n'a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles.


Un roman japonais

J'ai Lu

8,00
Conseillé par (Libraire)
10 avril 2021

Les évaporés

Ici, lorsque quelqu'un disparaît, on dit simplement qu'il s'est évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce qu'il n'y a pas de crime, ni la famille parce qu'elle est déshonorée. Partir sans donner d'explication, c'est précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là. Comment peut-on s'évaporer si facilement ? Et pour quelles raisons ? C'est ce qu'aimerait comprendre Richard B en accompagnant Yukiko au Japon pour retrouver son père, Kaze.
Pour cette femme qu'il aime encore, il mènera l'enquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de San'ya à Tokyo et des camps de réfugiés autour de Sendai. Mais, au fait : pourquoi rechercher celui qui a voulu disparaître ? Les évaporés se lit à la fois comme un roman policier, une quête existentielle et un roman d'amour. D'une façon sensible et poétique, il nous parle du Japon contemporain, de Fukushima et des yakuzas, mais aussi du mystère que l'on est les uns pour les autres, du chagrin amoureux et de notre désir, parfois, de prendre la fuite.


Conseillé par (Libraire)
10 avril 2021

Canada

Nous sommes à Great Falls, Montana, en 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents commettent un hold-up, avec le fol espoir de rembourser ainsi un créancier menaçant. Mais le braquage échoue, les parents sont arrêtés, et Dell a désormais le choix entre la fuite ou le placement dans un orphelinat. Il choisit de fuir, passe la frontière du Canada et se retrouve dans le Saskatchewan. Il est alors recueilli par un homme, Remlinger, qui fait de lui son apprenti et son factotum.
Remlinger est un « libertarien », adepte de la liberté individuelle intégrale, qui vit selon sa propre loi en organisant des chasses. Canada est le récit de ces années d’apprentissage au sein d’une nature magnifique, parmi des hommes pour qui seule compte la force brutale, comme le montre l’épisode final, d’une incroyable violence. Des années plus tard, Dell, qui est devenu professeur à l’Université, se souvient de ces années qui l’ont marqué à jamais.
Qualifié de « page-turner » par le NY Times, ce roman d’une puissance et d’une beauté exceptionnelles rappellera aux lecteurs de Richard Ford le premier de ses livres publié à l’Olivier en 1991, Une saison ardente. Il marque le retour sur la scène littéraire d’un des plus grands écrivains américains contemporains.


6,90
Conseillé par (Libraire)
10 avril 2021

Petites scènes capitales

La première des "petites scènes capitales" pour Lili, c’est celle d’une photo que lui montre sa grand-mère, il y a une mère et son bébé, le bébé c’est elle, la mère a disparu. Quand son père se remarie elle se trouve à 5 ans avec trois sœurs et un frère par alliance, avec ce décalage de fille unique qui peine à comprendre les relations familiales et que l’adolescence rend plus opaques. L’aînée devient rebelle, le garçon veut devenir moine, la cadette meurt et chacun part loin du foyer.
Seule Lili reste en témoin muet de la tragédie familiale qui n’en a pas fini de révéler ses secrets, puis s’en va elle aussi étudier à Paris, change de cap en mai 68 pour l’expérience communautaire, poursuivant une quête de soi tâtonnante, traversée de rencontres, d’éblouissements solitaires, de révélations dont elle ne sait que faire. Plus qu’un roman familial c’est la recréation de scènes qui ont marqué les personnages, de l’enfance à l’âge adulte, de manière indélébile et souvent sous forme d’évocations très visuelles que Sylvie Germain explore.
Elle en déroule le questionnement intime : secret des origines, terreur enfantine de l’abandon, constitution toujours incertaine de soi, effarement devant le mal et aussi, ce que l’amour veut dire, comment vivre avec ses morts, comment répondre à un appel plus grand que soi.


Conseillé par (Libraire)
10 avril 2021

Le Rire du grand blessé

Seuls circulent les livres officiels. Le choix n'existe plus. Le "Grand", à la tête du Service National, a mis au point les "Manifestations A Haut Risque", lectures publiques qui ont lieu dans les stades afin de rassembler un maximum de consommateurs. Peuvent alors s'y déchaîner les passions des citoyens dociles. Des Agents de sécurité impérativement analphabètes sont engagés pour veiller au déroulement du spectacle et maîtriser les débordements qui troublent l'ordre public.
1075, compétiteur exceptionnel, issu de nulle part et incapable de déchiffrer la moindre lettre, est parfait dans ce rôle. Il devient le meilleur numéro ; riche, craint et respecté. Jusqu'au jour où un molosse monstre loué pour pallier les défaillances des Agents le mord. A l'hôpital, où on le dorlote pourtant comme un bébé, sa vision bascule. Le Rire du grand blessé est l'histoire féroce, jubilatoire, d'une société qui porte aux nues la Culture dm,, Divertissement.